Comment aider un proche qui va mal, sans se faire mal ?

Aider sans se blesser

Je suis comme une éponge !  Je suis touché(e) par les problèmes des autres. J’ai envie de les aider mais ça ne marche pas toujours. Je suis emportée par leur mal être et même parfois je suis démoralisé(e). Je ne sais pas comment faire !

D’où ça vient ?

Une personne dépressive, qui a perdu la motivation, l’intérêt, associé à une mésestime d’elle même a besoin d’écoute. Elle a surtout besoin d’être entendu dans sa tristesse, son désarroi…  Je veux faire plus, je veux trop en faire… Je me laisse emporté(e) par la sympathie.

Comment ça fonctionne ?

Je vous propose une image pour comprendre la différence entre sympathie et empathie, et surtout aider à sortir des excès de sympathie.Imaginez une personne au milieu d’un torrent tumultueux, en crue. Elle tente vainement de nager. Vous la voyez boire la tasse.Si vous choisissez de plonger, c’est de la sympathie. Vous êtes avec la personne dans le torrent des émotions. Je vous rappelle que vous êtes dans un torrent tumultueux et en cru, dans cette situation, vous avez maintenant à sauver l’autre et vous même.Si vous lui envoyez une corde, vous êtes en empathie. Vous êtes sur la berge, vous comprenez la détresse de la personne. Vous êtes en sécurité pour sauver l’autre. Seulement, attention, vous pouvez glisser dans la sympathie. Car la personne ne pourra pas se hisser seule, il faudra que vous tiriez sur la corde. Pour cela, il faudra bien l’arrimer, ou être bien campé sur vos jambes, dans vos pieds. Sinon vous serez aussi emporté par le courant. Cela signifie, qu’il faut vérifier que vous avez les moyens d’accompagner la personne : disponibilité, écoute, patience.Si vous lui envoyez une bouée, c’est aussi de l’empathie. Vous connaissez vos limites et vous identifiez les besoins de la personne. Le plus, c’est que là vous lui offrez un moyen d’en sortir avec son énergie propre.

Que faire ?

Identifier les difficultés de la personne, reconnaître ses limites, proposer le soutien et l’aide adaptée. En revanche, sachez que la personne peut refuser, ou dévaloriser cette aide. Et ça vous ne pouvez rien y faire. Nous ne pouvons pas sauver quelqu’un contre son gré !C’est notre limite à tous ! Finalement, pour aider l’autre… je dois prendre soin de mes limites

Vous pourrez écouter la chronique co-écrite avec Monique Cunnac et Jean-Luc Cohen, produite et diffusée en collaboration par France Bleu Hérault : « C’est mieux quand on en parle »

« Perméabilité quand tu nous tiens ! » Laurent est soucieux et perturbé. Il ne sait pas comment aider son collègue de travail…

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